La photo corporate avec un Portrait Original style Hollywood.

À l’occasion d’une demande spéciale de photo portrait pour illustrer un site web, j’ai réalisé un shooting dans des conditions d’éclairage contrastées en noir et blanc.
Changer ses habitudes de shooting en studio, est un exercice intéressant qui permet, en même temps de revoir ses bases, et de travailler de façon plus créative.

Histoire, « Hollywood Portrait ».

En créant une atmosphère qui s’inspire du cinéma d’après guerre, ce style photographique est souvent associé à la technique Harcourt, du nom d’un ancien studio photo parisien qui a vu passer les plus grandes star du cinéma, de la culture et de la politique. Historiquement, le cinéma et le photographe utilisaient une lumière dite « continue » qui donnait une puissance et un rendu différent de l’éclairage au flash.

La technique Harcourt est devenue une appellation pour désigner la technique photo studio de l’époque, elle est également associée au style Hollywood Portrait, car Hollywood était La fabrique de films, de stars immortelles et parfaites, de rêves en noir et blanc sur papier glacé. Tous ces portraits de célébrités, images glamour incarnées par Lauren Bacall, Gary Cooper sont autant de symboles de cette généreuse époque.

Ce style de photo existait grâce à la retouche méticuleuse au crayon et au grattoir du négatif, afin d’éliminer complétement les imperfections de la peau, ou en accentuant certains traits du visage. Ainsi lissés, les visages paraissaient plus jeunes. Façonnées, telles une œuvre de Myron ou de Polyclète, les représentations au gélatino bromures devenaient insaisissables, immortelles. Rien à voir avec les « retouches photoshop » actuelles souvent utilisées de façon automatique et destructive.

La technique de retouche des portraits.

Les techniques de retouches sur films étaient encore utilisées dans notre studio fin des années 70. Je me souviens de mon papa qui « retouchait » certaines photos d’identité réalisées avec son Hasselblad. Assis devant son pupitre, avec son crayon, les cernes et les boutons ne résistaient pas à son geste précis et rapide. Les photos d’identité (retouchées également) étaient tirées par contact (sans agrandissement ), c’est à dire que le négatif était insolé directement sur le papier sensible par simple contact (un joli papier Agfa Brovira Baryté). La feuille épaisse et rigide, sortie de la boite de papier 13X18 rouge orangé de la marque allemande était découpé en 6 pièces plus ou moins égales. Ensuite les photos d’identité étaient développées à l’unité, passant d’une cuvette à l’autre à l’aide d’une pince, et parfois directement avec les doigts, quand la marge n’était pas suffisante. C’était ma grand-mère qui s’occupait du lavage, séchage et découpe au massicot pour leur donner un aspect crénelé autour de la marge blanche (technique vintage utilisée aujourd’hui, notamment en scrapbooking). Ce travail artisanal donnait un excellent rendu, résultat de multiples manipulations et interventions…

Naissance de la photo au flash: un bouleversement pour les photographes.

L’éclair du flash utilisé en photo, avec un mode de fonctionnement plus rapide commence à détrôner les lampes classiques qui chauffent. Le photographe Weegee en a fait son outil de prédilection dans ses reportages pour la presse. Muni de son Speed Graphic 4X5 inches (le négatif sur un châssis double mesure 10X12,5cm, soit presque la surface d’une main), le photographe noctambule de la prohibition, de la mafia, et de la jet set immortalisera la face sombre new-yorkaise, passant d’une scène de crime à une scène de mode. La chambre noire prendra tout son sens avec ce personnage excentrique au milieu des années 40…

Depuis les années 60, les flash de studio sont une aubaine pour l’industrie photo. Les marques se succèdent, et proposent des solutions de plus en plus puissantes, rapides, autonomes. La liste des options comme les modeleurs de lumières façonnent le caractère des photos: les parapluies et les boites à lumières remplaceront les Fresnel condamnés…

La mode étant synonyme de nouveauté, mais aussi d’éternel recommencement, ces lumières du début du siècle passé reviennent dans nos studios photos avec une approche poétique et différente.

 

Petite remarque: la photographie et le cinéma ont toujours été étroitement liés: les photographes réalisateurs de documentaires et les cinéastes photographes, de Man Ray à David Lynch en passant par Cartier Bresson, William Klein, Agnès Varda, Depardon et Weegee etc… sont nombreux.

La peinture et le portrait.

Le portrait peint est bien à l’origine de l’invention de la photographie, alors réservé aux peintres et à l’élite.
Dès son invention en 1839, la photographie met à la disposition de la bourgeoisie, un médium qui mettra le portrait à la portée du plus grand nombre.
En effet au XIX siècle, l’art du portait photo se démocratise.
On voit partout fleurir dans le monde, des studios de photographies à l’instar de Nadar en France avec ses clichés célèbres de Jules Verne, Baudelaire, Victor Hugo et tant d’autres, immortalisés dans Wikipédia…

Écrire avec la lumière : seule condition d’exister en photo.

Dans le processus de la photo, 3 éléments majeurs interviennent:

  • l’objectif, même s’il est possible de s’en affranchir (sténopé)
  • la captation de l’image: émulsion, négatif, capteur
  • l’éclairage, la luminosité

La lumière éveille en nous des émotions, elle rappelle des souvenirs, comme un parfum, grâce à son esthétique particulière.
Revoyez, si vous en avez l’occasion, le film oscarisé « Barry Lindon » de Stanley Kubrick (lui-même ancien photographe), qui tourne ses scènes d’intérieur exclusivement à la bougie.

(re)Découvrez en même temps une icône de la mode des années 70 et l’acteur emblématique de Love Story.

 

Jeu d’ombres et de lumières: une quête d’éternité.

J’ai utilisé 5 projecteurs à lentille Fresnel qui permettent de focaliser et contrôler, grâce à des coupe-flux, la concentration de la lumière sur le sujet. J’ai utilisé un boitier numérique pour capturer les images de cette série de portraits réalisée dans mon studio photos à Luxembourg. Il s’en dégage un éclat, une profondeur et une intensité surprenante renforcée par le contraste du noir et blanc.

La lumière plus importante que l’appareil photo.

La lumière s’avère finalement bien plus importante que l’appareil de prise de vues dans la réalisation d’un paysage, d’un shooting. Elle peux créer des effets innombrables, comme le soleil en lumière naturelle qui change constamment de position, d’intensité et de couleur.
Prenez une lumière hivernale, grise, plate, une lumière de fin de journée qui sera douce et chaude, et enfin une lumière après l’orage, une éclaircie ou un ciel nuageux…
Le résultat s’avèrera totalement différent.
Beaucoup de photographes utilisent la lumière de manière intuitive, parfois en contournent les règles; elle apportera toujours un cachet, une signature remarquable.

La vidéo apporte depuis quelques années de nouvelles perspectives pour l’éclairage en photo grâce à la banalisation de l’éclairage LED économique, et qui ne chauffe pas.

Retour à la lumière continue ? La boucle est-elle bouclée?

 

Portrait business to business, moderne, décalé ou stylé.

Notre approche professionnelle de photographe de studio permet de proposer plusieurs variétés de prestations pour vos portraits personnels ou professionnels.

Vous souhaitez des poses formelles, informelles, en situation, ou des attitudes décontractées ?

Une logistique et un flux de production efficace.

Fearless photographe Corporate Luxembourg.

Notre approche n’est pas figée, elle s’adapte à vos besoins, et notre style de portrait rencontre un succès croissant dans le monde du B2B. Grâce à notre flexibilité et notre organisation précise, nous assurons avec simplicité l’organisation et la livraison dans les meilleurs délais de vos photos professionnelles sur Luxembourg, Metz, Strasbourg, Paris.

Retrouvez nos conseils pratiques et astuces pour réussir votre portrait sur notre site internet, ou en contactant notre studio via le formulaire de contact.

 

portrait avec éclairage style harcourt

portrait studio éclairé dans le plius pur style harcourt

Les réseaux sociaux sont devenus incontournables (linkedin, googleplus…) pour les salariés, les indépendants ou les sociétés.

Votre portrait corporate est essentiel pour de nombreux supports de communication interne ou externe. Une image valorisante et récente mettra en avant votre charisme et votre personnalité pour une publication, illustrer un article ou un CV.
Nos séances photos sont faciles parce que nous aimons vous mettre en valeur et en confiance.

La plupart de nos séances sont réalisées dans notre espace photos à Luxembourg, cette solution est très pratique grâce à notre situation centrale avec un accès facile: parking et arrêt de bus  à 2 pas: place de France.
Nous nous déplaçons aussi à domicile, dans vos locaux. Pour les groupes de moins de 8/10 personnes, la formule dans notre studio sera plus avantageuse.

Des photos expressives et une attitude professionnelle sont recommandées pour exprimer vos compétences. Nous produisons depuis bientôt 10 ans des photos d’entreprises pour de nombreux secteurs d’activités.

Pour des besoins particuliers, nous pouvons réaliser des photos spécialement adaptés à votre marketing et personnalisées.

Merci à Claude pour sa confiance.

Un portrait pro qui fait la différence.

Jo-Anne et Thomas sont venus au studio pour réaliser des portraits pour promouvoir le lancement de leur nouvelle société: Hymera, un nouveau concept autour du parfum, du luxe, du voyage et de la bougie.

Aujourd’hui toutes les sociétés d’avocats, assurances, mais aussi les indépendants confient leur portait à un photographe professionnel qui saura mettre en valeur votre identité et votre personnalité.

L’expression corporelle, le sourire et le regard sont immédiatement identifiés des la première milliseconde.  Cette première impression donnera confiance aux visiteurs de votre site internet en vous plaçant devant les autres compétiteurs.

 

Tout est question de perception,

alors attention de ne pas tricher ! La pression sociale est sévère, de même que notre propre image projetée dans le miroir.

 

Se sentir à l’aise, invincible.

En préparant un peu la séance avec nos conseils, laissez vous guider jusqu’à que vous soyez en confiance… Chaque séance est différente: son intensité et sa durée peuvent varier. On s’arrête quand la mission est accomplie…

Ensuite vous pourrez visualiser dans notre espace toutes les photos sélectionnées avec les différentes tenues vestimentaires.

Pensez à prévoir plusieurs tenues différentes,  car quand vous en aurez besoin, (et c’est souvent en urgence) d’une photo pour illustrer un article, c’est bien d’avoir du choix et des photos récentes.

Mais…

Ne soyez pas trop sérieux ou sévère: on préfère travailler avec des gens cool, accessibles.

Adopter une tenue adaptée, des matières de qualité, bien taillées: un vêtement un peu usé, c’est pas top, sauf si vous êtes Robinson Crusoé !

Éviter les matières un peu transparentes pour madame. Cela arrive souvent avec un sous-pull noir !

Gardons des choses simples, essentielles  un arrière-plan: blanc, gris,  et des tenues unies.

 

 

 

 

 

 



Le temps de fabriquer des souvenirs.

Jay était venu au studio il y 3 ans pour la communion de sa sœur.
Aujourd’hui, du haut se ses 9 ans, il revient cette fois pour les photos de sa première communion. Accompagné de sa sœur et de sa maman, nous avons réalisé une séance photo il y quelques jours.
Toujours à l’aise, Jay ne se laisse pas impressionner par les lumières et accessoires du studio, il a vraiment beaucoup grandi ! le temps de la séance, et déjà des images naturelles et spontanées sont capturées.

Des souvenirs précieux, parce que le temps passe vite, et vos enfants le valent bien.

La communion: une occasion de réunir ses enfants.

Retrouvez ses enfants et le bonheur d’être réunis pour de vrai.

Ensemble, nous pouvons préparer la séance afin que vous puissiez exprimer, sans perte de temps, ce que vous aimez et ce que vous attendez.

Votre shooting communion sera toujours plein d’émotions et de sensations! C’est facile, vous et vos enfants, allez passer un merveilleux moment !

à bientôt…

 

 

 

Jay il y a 3 ans

 

Jay aujourd’hui

 

 

 

Des photos lumineuses remplies de bonheur.

Le portait de famille est  plus que jamais votre trésor.
Votre famille et vos enfants seront à l’honneur dans nos séances photos en studio. Des photos dynamiques, modernes et naturelles, des moments rares et précieux aujourd’hui et pour toujours.

Pensez à prévoir un shooting prochainement !


Réserver un shooting

Notre studio photo professionnel entièrement équipé pour vous accueillir pour réaliser un book de comédien, artiste ou simplement afin de vivre une expérience mode/studio et se faire plaisir.

Nos séances sont accessibles en semaine, ou le samedi sur rendez-vous dans notre espace galerie ,à Luxembourg ,au 137 avenue du Dix Septembre.

Créer votre marque et communiquer qui vous êtes.

Que vous soyez indépendant, start-up, petite entreprise, cabinet d’avocat, assurance ou fond d’investissement, nos portraits professionnels sont faciles et rapides.

Nous gérons nos séances aussi bien en studio que sur place avec une logistique efficace.
Avec une rapidité et un flux de travail performant pour vous aider à vous démarquer sur votre marché et stimulez votre présence sur les réseaux sociaux.

Portrait pour les entreprises, cadres, CEO, particuliers, équipes:

Keynote ou conférence
Supports marketing et publicitaires
Création ou relooking site web
Support de présentation

Votre  portrait corporate: c’est le reflet de votre personnalité et de vos qualités, votre ambassadeur, en quelque sorte…

 

 

 

 » My name  is Raphaël, I live in Bermuda which is a small island where I can surf, sail and do many other sports. Bermuda is in the Atlantic Ocean. I am 16 years old and I am visiting my family in France and Luxembourg. I stopped by at X septembre Gallery Vincent Flamion to get some  photos taken. Thank you  Vincent for this great experience!  »

1 Passion

3 Générations

100 ans

 

 

Une nouvelle décennie tout juste entamée, une année qui s’ouvre, c’est l’occasion de revenir de notre anniversaire : les 100 ans de notre studio de photographie.

Cela valait bien un petit hommage: c’est fait ! voici ce témoignage. Je vous propose d’écouter cette longue histoire racontée par notre amie Anne Claire Delval.

Anne-Claire:

Je suis particulièrement heureuse de vous accueillir en cette fin d’après-midi très symbolique, puisque nous sommes au solstice d’hiver, qui annonce déjà le renouveau, le changement.
Un moment-clef dans une année, tout comme ce centenaire l’est dans une histoire. La vôtre.
Désormais 3 chiffres au compteur pour les Studios Photos Flamion que nous célébrons dans cette salle du Prieuré, lieu historique pour un événement qu’il l’est également.
Nous sommes à deux pas d’un église romane remarquable, qui domine les lieux, et que l’on aperçoit de loin, venant de Belgique ou du Luxembourg.
Nous sommes dans un haut-lieu des hauts fourneaux qui, eux encore, dominent le paysage d’une terre qui fut l’une des plus productives de France. Ce pays de la sidérurgie qui a presque le même âge que la photographie.
Nous sommes à quelques centaines de mètres de la rue Pasteur qui abrita le premier studio Flamion.
Nous sommes à 2,5 km de la Citadelle de Longwy qui veille sur l’actuel côté français et à 35 km environ du studio luxembourgeois, situé sur une avenue elle aussi chargée d’histoire, celle du Dix Septembre, date de la Libération du Grand-Duché en 1944.
Autant d’adresses symboliques, de beaux écrins donc, pour une famille animée depuis 100 ans par la passion du beau justement, de la mise en valeur, du témoignage, de la trace de ce qui est, mais vue à travers les yeux de ces artistes qu’ont été et sont encore Charles, Bernard et Vincent.

Je tenais à profiter de l’occasion qui m’est donnée (c’est-à-dire celle d’avoir le micro en mains) pour remercier Vincent de la confiance qu’il m’a accordée pour venir animer cet anniversaire. Il me permet de replonger dans ma passion d’ado pour la photo, dans mes premiers stages professionnels pour Kodak ou mes cours de prises de vue à l’université de Camdem aux USA ….
Et ce qui est amusant, c’est que notre rencontre s’est faite, un objectif entre nous !! Alors je peux témoigner de la qualité de son travail et vous assurer que la 1ère génération peut être fière de la 3ème : le flambeau brûle toujours, et aussi haut que les églises, les fourneaux, les citadelles qui veillent sur la région !

Être photographié, pour un homme public, c’est inclus dans le package de la fonction ! D’ailleurs, certains comme De Gaulle, Chirac ou Mitterrand ont été croqués par les Flamion (alors qu’ils venaient faire campagne ou mener sa première visite en province pour le second) parfois à l’insu de leur plein gré…
Oui, j’ai bien dit « croqué » et oui, je sais que Vincent ne parle pas d’art pour la photo, mais d’artisanat… Il rejoint en cela le point de vue de Sabine Weiss, photographe humaniste suisse, bientôt centenaire, elle aussi, qui dit que l’artiste ce n’est pas elle, mais son mari peintre, Hugh Weiss. Elle ne se définit que comme «l’artisan photographe», qui n’a pas vécu la photographie comme un art, mais comme un artisanat avec ses difficultés techniques, aujourd’hui simplifiées par le numérique.
Pourtant, notre ami Luc Schroeder vous dirait que ce sont bien des œuvres d’art qu’il expose et vend dans sa galerie, Mob Art Studio à Luxembourg !
En réalité, il n’y a pas de limite claire entre les deux, car l’art nécessite forcément un certain savoir-faire, qui est le propre de l’artisanat.
Si l’objet artisanal se doit d’obtenir quelque chose de parfait: un meuble, un instrument de musique, etc, l’imperfection n’enlève rien à l’œuvre, voire elle y ajoute quelque chose. Au fond, la différence entre les deux ne réside donc pas tant dans les outils ou dans le savoir-faire, mais dans l’intention qu’il y a derrière.
Voilà des questions pour le moins philosophiques et qui m’ont fait dévier… je parlais des hommes publics et il se trouve qu’il y en a dans la salle. Or la politique flirte avec la philosophie semble-t-il et vice-versa… n’est-ce pas M. le Maire ?
Et comme disait Machiavel dans son traité politique « Le Prince » : même si « Tout n’est pas politique, /…/la politique s’intéresse à tout. »
Dans un instant, Monsieur le Maire, vous interviendrez peut-être pour nous dire en quoi les clichés du photographe font part d’une réflexion sur la vie politique, puisqu’ils attirent notre attention et la retiennent en saisissant l’imperceptible. En effet, par son regard décalé, le photographe fait émerger une compréhension particulière de l’actualité et de ses enjeux.
Peut-être pour nous dire combien Longwy et Mont Saint-Martin peuvent s’enorgueillir d’héberger de tels talents (rappelons que les Flamion sont « MOF » depuis 2 générations) ? Eux qui laissent de précieuses traces de l’histoire locale et au-delà.
Peut-être pour célébrer ces commerces qui défient Internet et Amazon
Probablement pour rendre hommage à cette famille de passionnés et de légende.
Monsieur le Maire, je vous cède la parole…

Intervention de Monsieur Serge De Carli…

Un autre homme, voisin, également politicien puis qu’ancien député a un témoignage amical à nous offrir puisqu’il a suivi de près l’épopée Flamion…

Intervention de Jean- Paul Durieux…

Et puis comme les arts et les créations se mêlent, c’est au tour de Jeannot Zaipt de nous rejoindre pour déclamer ce qu’il avait envie de partager avec nous cet après-midi..

Intervention de Jeannot Zaipt…

Enfin, voici l’histoire de ce studio photo dont le fief était à 100 mètres d’ici…
L’histoire de Charles qui ouvrit sa boutique en 1919. Charles était un portraitiste. C’est-à-dire un de ceux qui succédèrent aux peintres d’antan, mais avec un matériel nouveau.
A l’époque, le travail se faisait à l’unité, il y avait une préparation, une véritable mise en scène qui donnait cet aspect un peu figé aux expressions et aux situations. C’était d’ailleurs lors de grandes occasions comme un mariage ou une communion qu’on allait se faire tirer le portrait !
Une seule plaque pour un cliché unique, pas de double, encore moins de reproduction, il fallait maîtriser son art et sa technique. Et pas de Photoshop non plus pour gommer une ride, amincir une cuisse…
Ces photographes, qui étaient d’ailleurs et avant tout des chimistes devaient être capables de développer ce que captaient leurs appareils si précieux et savoir jongler avec des sachets de magnésium pour déclencher ce fameux éclair faisant office de flash et dont le bruit résonne encore dans nos oreilles. Un réel danger dont beaucoup n’en sont pas sortis indemnes tant les risques de feu étaient conséquents.

L’histoire aussi de Juliette, la femme de Charles, la maman de Bernard, Madeleine et Pierre, qui, à la mort prématurée de son mari, a tenu la boutique tout en élevant ses enfants, sans compter les heures ni rechigner malgré des conditions de travail bien peu agréables. A l’époque, une grande partie du travail photo se faisait alors dans un laboratoire aux odeurs nauséabondes de produits chimiques et dans le noir complet pour le traitement des films. Au mieux, cela se passait sous un éclairage jaune/vert… rien qu’à l’évoquer, le haut-le-cœur nous guette !

L’histoire ensuite de Bernard, l’aîné, qui prend la relève du père aux côtés de sa maman tout d’abord, puis soutenu par Danie, son épouse, plus tard. Il sera le témoin actif du dedans, comme du dehors, des années prospères de la vallée industrielle qui va se métamorphoser pour accueillir tous les migrants attirés par ce qui fut un eldorado pour l’emploi. Il laissera des traces d’une vie locale riche et à laquelle succèdera une crise à la hauteur du crassier qui culminait à 70m, fierté de la région, ressemblant au Fuji Yama. Il sera le point de ralliement des mouvements sociaux des années 70. Bernard qui passera du magnésium à la lumière électrique, travaillera avec des appareils plus petits et plus maniables.

L’histoire de Danie, donc, personnage-clé de la famille, qui gérait le magasin et les fourneaux en même temps, véritable acrobatie quotidienne ! Une porte d’entrée commune aux clients et à la famille, pas toujours confortable. Mais comme dit son fils aîné, « c’est dans la contrainte que les choses se soudent et nous avons tous toujours gardé à l’esprit de faire passer le travail avant tout » ! D’ailleurs, même les plus jeunes en ont pris de la graine puisque Diane, la fille de Vincent disait à son Papa, il y a quelques semaines alors qu’il s’excusait de ne pas pouvoir assister aux portes ouvertes de son école pour des raisons professionnelles « Papa, ne t’en fais pas, le travail, c’est primordial ! ».
L’histoire de Vincent, justement, qui, dès son plus jeune âge, faisait déjà poser ses frères, sa sœur, ses cousines, son chien Norax.. Lui qui n’aimait pas l’école (qui le lui rendait bien d’ailleurs) devait avoir cette conviction profonde que non, il n’userait pas son pantalon sur les bancs de la fac. Pourtant, ses parents avaient bien tenté de le motiver en lui faisant miroiter un magnifique appareil s’il réussissait son bac. Un beau Nikon F2, acheté en deuxième main chez l’ami Bob Fransen, … une merveille. Vincent s’est donc empressé de… rater son bac ! Mais qu’à cela ne tienne, Bernard avait bien perçu le talent de son fils, alors autant le mettre à l’ouvrage de suite grâce à ce bel objet transitionnel !
Le petit ne décevra pas, il va endosser cet habit de reporter moderne et, lui aussi, s’adapter aux évolutions techniques puis technologiques qui vont fortement modifier la place de la photo et plus encore du photographe dans le paysage social. Affronter l’emballement numérique et garder pignon sur rue à l’heure du tout digital qui a rendu accessible le cliché au plus grand nombre, mais aussi jetable qu’une paire de bas, relève de la prouesse commerciale et humaine !
L’histoire de Maude, femme de Vincent, une aide précieuse et indispensable à l’équilibre familial et qui fête 1 double anniversaire aujourd’hui.
Qui donc mieux que ces mercenaires de la pellicule pour nous parler de leur parcours, nous raconter leurs anecdotes et retracer ce siècle de leur histoire, intimement liée à la nôtre, à nous tous qui aimons voir et revoir ces clichés, fragments de vie, de souvenirs et de mémoire.
Je vous invite donc à applaudir très chaleureusement, Bernard et Vincent Flamion, dignes représentants des 2ème et 3ème génération, tous deux MOF, je le rappelle, quelle fierté !
Merci de les encourager à monter sur scène et, pour une fois, être ceux qui s’exposent, ceux que l’on va photographier. Certes, cela leur est déjà arrivé, mais jamais pour fêter leurs 100 ans !!!!

Questions à Bernard et Vincent une fois sur scène…

Messieurs, merci d’accepter de répondre à mes questions de curieuse insatiable, de journaliste qui aime comprendre, de sophrologue qui écoute pour s’imprégner de l’histoire de ceux qu’elle reçoit.
de grande enfant qui aime les belles histoires et adore imaginer les scènes de cette famille qui habitait pour ainsi dire dans son magasin, à moins que ce ne soit le magasin qui se soit installé à leur domicile… aux jours de fête interrompus par les naufragés de la pellicule…

On attribue le premier portrait aux artistes de l’Ancien Empire égyptien (2700-2300av. J.-C.). Cependant il n’a pas le sens qu’on lui donne aujourd’hui puisqu’il était dédié aux morts et aux dieux, et n’était donc pas réalisé pour être vu par les vivants.
Bernard, vous avez aussi connu ces clichés post-mortem, pour le coup, destinés à laisser une trace… et si vous nous en disiez davantage ?

Comme représentante de la gent féminine, j’ai envie, pour le plaisir d’un instant fugace de gloire, que, Vincent, que vous nous racontiez ce que vous m’aviez confié concernant les pères…

Quel est votre plus ancien souvenir photographique ? Devant l’objectif tout d’abord et puis derrière… ? Comme je le fais souvent en sophrologie, j’aimerais vous demander ce que ces deux positions vous apportent ?

En regardant vers demain, quel avenir envisagez-vous pour le Studio, à l’heure où le numérique, voire l’intelligence artificielle, bouscule tout sur son passage, au point que certains smartphones haut de gamme sont capables de détecter automatiquement des scènes et même d’extrapoler des images ?

Quelle est la photo et/ou le sujet qui vous a le plus marqués ?
ICI : les 2 photos exposées

Messieurs, je suppose que vous ne me contredirez pas si j’affirme que l’entreprise familiale doit sa réussite à l’implication de chacun de ses membres, même s’il n’a pas passé pas son temps au studio ou derrière un objectif ?

Si nous laissions l’un d’entre eux nous donner sa vision (oui, c’est très amusant !!) des choses ? Je vous propose d’écouter religieusement (nous sommes dans un prieuré, je le rappelle) Florent Flamion.

Intervention de Florent Flamion

Au fond, c’est bien l’union de Bernard et Danie, de leurs enfants Vincent, Florent, Hélène et Jean-Charles ; puis celle de Vincent et de Maude et de leurs enfants Marcellin et Diane qui ont fait et font encore la force de cette centenaire en pleine santé ?
Et puis, il y a aussi les collaborateurs précieux et fidèles : Lydie, la sale manager tonique et joyeuse de Luxembourg et Thierry qui tient avec conviction et dévouement le magasin de Longwy.

Invitons-les à nous rejoindre sur scène pour être dignement remerciés et associés à cette belle cérémonie….

Merci à tous de nous avoir fait voyager au pays des Flamion, d’avoir ravivé des souvenirs et jeté un regard sur l’avenir.
Mesdames, Messieurs, merci pour votre fervente attention c’est ainsi que s’ouvre le prochain centenaire des Studios Flamion …

 

Présentation de Anne-Claire Delval    Communicante et sophrologue de formation, coordinatrice de Deep Balance

100  fois MERCI à tous nos clients avec lesquels nous avons tissé des liens, partagé des événements heureux et gardé des souvenirs précieux…

ils sont devenus au fil du temps des amis et nous sommes très chanceux de pouvoir construire l’avenir avec eux…

Bonne année 2020!

Avec Bernard mon papa (l’artiste de la famille) et Anne Claire Delval

Monsieur Serge de Carli sur scène porte un regard singulier sur nos 100ans.

Monsieur Jean-Paul Durieux, des mots justes. Sincère et émouvant !

Jeannot:un type super ! Merci

Florent qui sait nous faire rire !

Ma vie de photographe, je la dois à mes grands parents, mes parents ici sur la photo, mon épouse Maude et toute ma famille .

MERCI

Des photos de familles avec des enfants et un retour aussi tendre: c’est  quand mes clients m’envoient les coulisses de leur séance photos. Vraiment  très chouette,  MERCI Sébastien et sa famille !

C’était si émouvant de voir les yeux émerveillés de mes deux filles enchantées par l’accueil, le lieu, l’atmosphère, l’ambiance et surtout par la personnalité de Vincent Flamion. Je n’ai entendu que des compliments : « Il est tellement gentil, attentionné, attentif. On sent qu’il s’intéresse à nous et qu’il veut qu’on se sente bien. » Et lorsque j’ai vu les photos lors de la présentation de ce samedi, je n’ai pu retenir quelques larmes d’émotion… Merci à toi Vincent. En plus de ton humanisme et de ta personnalité si attachante, ton travail est extraordinaire.