Un portrait cadeau pour le fête des mères

Fêtez votre Super Maman

 

Le mois de Juin, c’est le mois de la fête des Mamans, et c’est demain…

Pour cette occasion notre Studio Photo à Luxembourg, X Septembre Gallery vous propose pour ceux qui ne peuvent pas se réunir en ce moment: une carte cadeau pour un portrait artistique et vivant de votre famille ou de vos enfants.

Les réservations sont ouvertes au : 26 25 97 54 et renseignements par email à:  flamion@pt.lu

 

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Chers Clients, Chères Clientes, et amis de X Septembre Gallery
Comme vous le savez, l’heure est actuellement au cocooning.
Depuis quelques semaines, c’est le monde entier qui tourne au ralenti… Si cette situation est inédite et peut parfois être anxiogène, il s’agit d’en tirer le meilleur profit.
Passer du temps à sa famille, s’attarder sur l’éveil de la nature, lire enfin ce livre que notre collègue de travail nous a prêté depuis des mois, cuisiner, apprendre à coudre, prendre l’apéro ou encore parler en Facetime à Tata Paulette !… La liste des activités que l’on faire tous ensemble à la maison est dense, mais le dénominateur commun a tout cela, c’est : Prendre le temps de…
Alors de notre côté, nous allons profiter de cette pause pour réfléchir à de nouveaux projets, chouchouter nos appareils-photos, faire le plein de vitamines pour être au TOP quand viendra l’heure de nous retrouver, pour vous accompagner au mieux lors de vos petits ou grands événements.
Nous comptons sur vous pour garder le moral et prendre soin de vos proches !
Patience, courage et optimisme, l’été arrive et avec lui son lot de beaux souvenirs.
A très vite !
Vincent Flamion.
vincent flamion photographe avec son hasselblad

Vivre longtemps et rester en bonne santé

 

Quelques temps avant le confinement général qui m’oblige à rester visser dans mon antre,  j’ai pu partager un moment exceptionnel et particulier avec la famille de cette magnifique Dame.

Fille de Justino et Serafina, Graziella est née le 8 mars 1919 de l’autre côté des Alpes, dans un charmant village comme on en trouve beaucoup dans les Abruzzes. C’est certainement la plus charmante fille du village (voir la photo), et Salvatore ne reste pas indifférent à cette créature du bon dieu, la suite vous l’imaginez: Salvatore et Graziella se marient en 1942. 4 enfants, 4 beaux garçons viendront illuminer le bonheur de cette famille qui a quitté les contours du Gran Sasso pour nos cités d’acier, de feu et de sueur.

La famille s’est agrandie, petits-enfants, arrière-petits enfants, Graziella vit entourée des siens, depuis que Salvatore l’a quittée trop tôt, il y a un quart de siècle… La vie continue, Graziella est toujours aussi belle, remplie de sourires magnétiques et de souvenirs profonds.

Quelle chance pour ses enfants et sa famille de la voir rire et chanter. Parfois en regardant ses portraits, je repense à ma grand-mère maternelle, une douce ressemblance qui me touche…

 

L’œuvre du temps

« Le temps de fabriquer des souvenirs »: on peut dire que la centenaire a eu ce privilège. Son secret, c’est peux-être, le bonheur et sa famille qui l’entourent avec soin et amour, comme j’ai pu le constater pendant cette journée d’agapes et de retrouvailles.

J’aime les photos de familles, c’est un peu mon ADN, ces valeurs, c’est aussi l’histoire de notre studio photo centenaire lui aussi.

Graziella était la vedette de cette journée,  j’ai remarqué que le panneau avec l’histoire et les photos de famille était aussi un centre d’intérêt pour tous les invités! On vous le dit: faites des photos, et surtout, pensez à les imprimer.

Comme le disait Oliviero Toscani (photographe anticonformiste des campagnes Benetton) que j’ai rencontré aux Rencontres d’Arles en 1998*: « Je suis dans une arène,vous allez voir, les lions vont sortir! » L’œuvre du photographe italien restera controversée, mais je me souviens de cette phrase:  » Une photographie existe seulement quand elle est imprimée, alors sa vie peut commencer… »

La famille de Graziella qui m’a accueilli comme de la famille, qu’elle en soit remerciée. Aujourd’hui, les nouvelles de Graziella sont bonnes…

Prenez soin d’elle et de vous !

 

ps: Toscani; en parlant de nouvelles technologies (numérique, internet…) « Ce n’est rien d’autre que de l’électroménager, la technologie ne répondra jamais aux questions de créativité.«  c’est dit !

*1998 :  année de l’expo extatique de David Lachapelle, et Cindy Scherman (comme d’habitude).

 

 

 

 

 

 

 

Quand 2 centenaires se rencontrent

Un portrait pro qui fait la différence.

Jo-Anne et Thomas sont venus au studio pour réaliser des portraits pour promouvoir le lancement de leur nouvelle société: Hymera, un nouveau concept autour du parfum, du luxe, du voyage et de la bougie.

Aujourd’hui toutes les sociétés d’avocats, assurances, mais aussi les indépendants confient leur portait à un photographe professionnel qui saura mettre en valeur votre identité et votre personnalité.

L’expression corporelle, le sourire et le regard sont immédiatement identifiés des la première milliseconde.  Cette première impression donnera confiance aux visiteurs de votre site internet en vous plaçant devant les autres compétiteurs.

 

Tout est question de perception,

alors attention de ne pas tricher ! La pression sociale est sévère, de même que notre propre image projetée dans le miroir.

 

Se sentir à l’aise, invincible.

En préparant un peu la séance avec nos conseils, laissez vous guider jusqu’à que vous soyez en confiance… Chaque séance est différente: son intensité et sa durée peuvent varier. On s’arrête quand la mission est accomplie…

Ensuite vous pourrez visualiser dans notre espace toutes les photos sélectionnées avec les différentes tenues vestimentaires.

Pensez à prévoir plusieurs tenues différentes,  car quand vous en aurez besoin, (et c’est souvent en urgence) d’une photo pour illustrer un article, c’est bien d’avoir du choix et des photos récentes.

Mais…

Ne soyez pas trop sérieux ou sévère: on préfère travailler avec des gens cool, accessibles.

Adopter une tenue adaptée, des matières de qualité, bien taillées: un vêtement un peu usé, c’est pas top, sauf si vous êtes Robinson Crusoé !

Éviter les matières un peu transparentes pour madame. Cela arrive souvent avec un sous-pull noir !

Gardons des choses simples, essentielles  un arrière-plan: blanc, gris,  et des tenues unies.

 

 

 

 

 

 



Une pandémie.

L’organisation mondiale de la santé et le gouvernement lancent un appel sans précédent pour enrayer le COVID-19.

Arrêter le temps avant ma quarantaine.

Quand j’ai commencé cette série d’images sur Luxembourg, un sentiment particulier commençait à se propager dans mon esprit. Quelques chose pouvait changer, mais quoi ? Rien de concret, quand j’ai commencé cette série  le 27 février, juste un sentiment de solitude et de mélancolie lors de mes sorties en ville.

Habituellement mes sujets se concentrent sur l’élément humain, et ma passion  pour le reportage. Dans ces images, l’humain n’est pas le centre d’intérêt, parfois qu’un  accessoire dans le décor, une forme de retrait ou de distanciation sociale.

Isolement et solitude.

Peur de ce monde devenu différent ou la relation sociale se réduit au fur et à mesure que le confinement augmente ?  je ne sais pas !

J’ai pris beaucoup de plaisir à réaliser cette série, mais j’aimerais ne pas revivre chaque jour la même journée comme dans le film de la Marmotte. Je reste donc à l’écart de mes contacts et clients dans un esprit fraternel et solidaire en écoutant les consignes.

Notre studio comme des nombreux secteurs de l’artisanat,  du commerce, des indépendants etc… restera donc fermé jusqu’à nouvel ordre.

Une pensée pour ceux et celles qui sont en premières lignes pour affronter ce monstre, et pour les autres qui sont vissés dans leurs appartements, et qui ne sont pas considérés comme « utiles à la vie de la nation ».

Soyons disciplinés et n’ayons pas peur.

 

 

 

Un oiseau figé dans le ciel au dessus de la Pétrusse. Boulevard de la Liberté.

Sur la route du futur Tram, le temps s’est arrêté.

Échappée. Un homme pressé. Quartier Rotondeq derrière la Gare.

No Time to Die

Réserver un shooting

Notre studio photo professionnel entièrement équipé pour vous accueillir pour réaliser un book de comédien, artiste ou simplement afin de vivre une expérience mode/studio et se faire plaisir.

Nos séances sont accessibles en semaine, ou le samedi sur rendez-vous dans notre espace galerie ,à Luxembourg ,au 137 avenue du Dix Septembre.

3 générations, 100 ans, et une longévité à toute épreuve: Charles débute sa carrière de photographe en 1919, Bernard puis Vincent portraitistes, mais aussi reporters photographes ont capté de nombreuses images durant ce siècle. En commençant cette série, j’aimerais vous faire découvrir ou redécouvrir des trésors de notre fond photographique.

 

La photothèque Flamion comporte plusieurs collections de photos d’archives destinées à l’illustration ou la décoration d’intérieur pour les particuliers et les bureaux.

Chaque mois, une nouvelle image sera publiée.

Vous pouvez acquérir en ligne une image non collée, non encadrée sur ce site.
D’autres supports signés, et numérotés en édition limitée, sont disponibles dans notre studio.
Renseignements et tarifs à l’adresse: photographeflamion@gmail.com

Le crassier de Longwy 1968.
Photo de Bernard Flamion réalisée au Leica + 21mn lors d’une ballade dominicale avec enfants et neveux.
Le film utilisé est une pellicule argentique Kodak Recording 2475 exposée à 3200 iso avec filtre rouge.

Voir la vidéo

 

référence : crassier 1

Intégration  d’un agrandissement n’ayant qu’une valeur informative communiquée à titre d’exemple. Le logo n’apparaîtra pas sur le tirage final.

CRASSIER 2 50X75

 

photo crassier

crassier de Longwy par Bernard Flamion

 Commandez cette photo :

 

Crassier de Longwy . Photo Bernard Flamion

1 Passion

3 Générations

100 ans

 

 

Une nouvelle décennie tout juste entamée, une année qui s’ouvre, c’est l’occasion de revenir de notre anniversaire : les 100 ans de notre studio de photographie.

Cela valait bien un petit hommage: c’est fait ! voici ce témoignage. Je vous propose d’écouter cette longue histoire racontée par notre amie Anne Claire Delval.

Anne-Claire:

Je suis particulièrement heureuse de vous accueillir en cette fin d’après-midi très symbolique, puisque nous sommes au solstice d’hiver, qui annonce déjà le renouveau, le changement.
Un moment-clef dans une année, tout comme ce centenaire l’est dans une histoire. La vôtre.
Désormais 3 chiffres au compteur pour les Studios Photos Flamion que nous célébrons dans cette salle du Prieuré, lieu historique pour un événement qu’il l’est également.
Nous sommes à deux pas d’un église romane remarquable, qui domine les lieux, et que l’on aperçoit de loin, venant de Belgique ou du Luxembourg.
Nous sommes dans un haut-lieu des hauts fourneaux qui, eux encore, dominent le paysage d’une terre qui fut l’une des plus productives de France. Ce pays de la sidérurgie qui a presque le même âge que la photographie.
Nous sommes à quelques centaines de mètres de la rue Pasteur qui abrita le premier studio Flamion.
Nous sommes à 2,5 km de la Citadelle de Longwy qui veille sur l’actuel côté français et à 35 km environ du studio luxembourgeois, situé sur une avenue elle aussi chargée d’histoire, celle du Dix Septembre, date de la Libération du Grand-Duché en 1944.
Autant d’adresses symboliques, de beaux écrins donc, pour une famille animée depuis 100 ans par la passion du beau justement, de la mise en valeur, du témoignage, de la trace de ce qui est, mais vue à travers les yeux de ces artistes qu’ont été et sont encore Charles, Bernard et Vincent.

Je tenais à profiter de l’occasion qui m’est donnée (c’est-à-dire celle d’avoir le micro en mains) pour remercier Vincent de la confiance qu’il m’a accordée pour venir animer cet anniversaire. Il me permet de replonger dans ma passion d’ado pour la photo, dans mes premiers stages professionnels pour Kodak ou mes cours de prises de vue à l’université de Camdem aux USA ….
Et ce qui est amusant, c’est que notre rencontre s’est faite, un objectif entre nous !! Alors je peux témoigner de la qualité de son travail et vous assurer que la 1ère génération peut être fière de la 3ème : le flambeau brûle toujours, et aussi haut que les églises, les fourneaux, les citadelles qui veillent sur la région !

Être photographié, pour un homme public, c’est inclus dans le package de la fonction ! D’ailleurs, certains comme De Gaulle, Chirac ou Mitterrand ont été croqués par les Flamion (alors qu’ils venaient faire campagne ou mener sa première visite en province pour le second) parfois à l’insu de leur plein gré…
Oui, j’ai bien dit « croqué » et oui, je sais que Vincent ne parle pas d’art pour la photo, mais d’artisanat… Il rejoint en cela le point de vue de Sabine Weiss, photographe humaniste suisse, bientôt centenaire, elle aussi, qui dit que l’artiste ce n’est pas elle, mais son mari peintre, Hugh Weiss. Elle ne se définit que comme «l’artisan photographe», qui n’a pas vécu la photographie comme un art, mais comme un artisanat avec ses difficultés techniques, aujourd’hui simplifiées par le numérique.
Pourtant, notre ami Luc Schroeder vous dirait que ce sont bien des œuvres d’art qu’il expose et vend dans sa galerie, Mob Art Studio à Luxembourg !
En réalité, il n’y a pas de limite claire entre les deux, car l’art nécessite forcément un certain savoir-faire, qui est le propre de l’artisanat.
Si l’objet artisanal se doit d’obtenir quelque chose de parfait: un meuble, un instrument de musique, etc, l’imperfection n’enlève rien à l’œuvre, voire elle y ajoute quelque chose. Au fond, la différence entre les deux ne réside donc pas tant dans les outils ou dans le savoir-faire, mais dans l’intention qu’il y a derrière.
Voilà des questions pour le moins philosophiques et qui m’ont fait dévier… je parlais des hommes publics et il se trouve qu’il y en a dans la salle. Or la politique flirte avec la philosophie semble-t-il et vice-versa… n’est-ce pas M. le Maire ?
Et comme disait Machiavel dans son traité politique « Le Prince » : même si « Tout n’est pas politique, /…/la politique s’intéresse à tout. »
Dans un instant, Monsieur le Maire, vous interviendrez peut-être pour nous dire en quoi les clichés du photographe font part d’une réflexion sur la vie politique, puisqu’ils attirent notre attention et la retiennent en saisissant l’imperceptible. En effet, par son regard décalé, le photographe fait émerger une compréhension particulière de l’actualité et de ses enjeux.
Peut-être pour nous dire combien Longwy et Mont Saint-Martin peuvent s’enorgueillir d’héberger de tels talents (rappelons que les Flamion sont « MOF » depuis 2 générations) ? Eux qui laissent de précieuses traces de l’histoire locale et au-delà.
Peut-être pour célébrer ces commerces qui défient Internet et Amazon
Probablement pour rendre hommage à cette famille de passionnés et de légende.
Monsieur le Maire, je vous cède la parole…

Intervention de Monsieur Serge De Carli…

Un autre homme, voisin, également politicien puis qu’ancien député a un témoignage amical à nous offrir puisqu’il a suivi de près l’épopée Flamion…

Intervention de Jean- Paul Durieux…

Et puis comme les arts et les créations se mêlent, c’est au tour de Jeannot Zaipt de nous rejoindre pour déclamer ce qu’il avait envie de partager avec nous cet après-midi..

Intervention de Jeannot Zaipt…

Enfin, voici l’histoire de ce studio photo dont le fief était à 100 mètres d’ici…
L’histoire de Charles qui ouvrit sa boutique en 1919. Charles était un portraitiste. C’est-à-dire un de ceux qui succédèrent aux peintres d’antan, mais avec un matériel nouveau.
A l’époque, le travail se faisait à l’unité, il y avait une préparation, une véritable mise en scène qui donnait cet aspect un peu figé aux expressions et aux situations. C’était d’ailleurs lors de grandes occasions comme un mariage ou une communion qu’on allait se faire tirer le portrait !
Une seule plaque pour un cliché unique, pas de double, encore moins de reproduction, il fallait maîtriser son art et sa technique. Et pas de Photoshop non plus pour gommer une ride, amincir une cuisse…
Ces photographes, qui étaient d’ailleurs et avant tout des chimistes devaient être capables de développer ce que captaient leurs appareils si précieux et savoir jongler avec des sachets de magnésium pour déclencher ce fameux éclair faisant office de flash et dont le bruit résonne encore dans nos oreilles. Un réel danger dont beaucoup n’en sont pas sortis indemnes tant les risques de feu étaient conséquents.

L’histoire aussi de Juliette, la femme de Charles, la maman de Bernard, Madeleine et Pierre, qui, à la mort prématurée de son mari, a tenu la boutique tout en élevant ses enfants, sans compter les heures ni rechigner malgré des conditions de travail bien peu agréables. A l’époque, une grande partie du travail photo se faisait alors dans un laboratoire aux odeurs nauséabondes de produits chimiques et dans le noir complet pour le traitement des films. Au mieux, cela se passait sous un éclairage jaune/vert… rien qu’à l’évoquer, le haut-le-cœur nous guette !

L’histoire ensuite de Bernard, l’aîné, qui prend la relève du père aux côtés de sa maman tout d’abord, puis soutenu par Danie, son épouse, plus tard. Il sera le témoin actif du dedans, comme du dehors, des années prospères de la vallée industrielle qui va se métamorphoser pour accueillir tous les migrants attirés par ce qui fut un eldorado pour l’emploi. Il laissera des traces d’une vie locale riche et à laquelle succèdera une crise à la hauteur du crassier qui culminait à 70m, fierté de la région, ressemblant au Fuji Yama. Il sera le point de ralliement des mouvements sociaux des années 70. Bernard qui passera du magnésium à la lumière électrique, travaillera avec des appareils plus petits et plus maniables.

L’histoire de Danie, donc, personnage-clé de la famille, qui gérait le magasin et les fourneaux en même temps, véritable acrobatie quotidienne ! Une porte d’entrée commune aux clients et à la famille, pas toujours confortable. Mais comme dit son fils aîné, « c’est dans la contrainte que les choses se soudent et nous avons tous toujours gardé à l’esprit de faire passer le travail avant tout » ! D’ailleurs, même les plus jeunes en ont pris de la graine puisque Diane, la fille de Vincent disait à son Papa, il y a quelques semaines alors qu’il s’excusait de ne pas pouvoir assister aux portes ouvertes de son école pour des raisons professionnelles « Papa, ne t’en fais pas, le travail, c’est primordial ! ».
L’histoire de Vincent, justement, qui, dès son plus jeune âge, faisait déjà poser ses frères, sa sœur, ses cousines, son chien Norax.. Lui qui n’aimait pas l’école (qui le lui rendait bien d’ailleurs) devait avoir cette conviction profonde que non, il n’userait pas son pantalon sur les bancs de la fac. Pourtant, ses parents avaient bien tenté de le motiver en lui faisant miroiter un magnifique appareil s’il réussissait son bac. Un beau Nikon F2, acheté en deuxième main chez l’ami Bob Fransen, … une merveille. Vincent s’est donc empressé de… rater son bac ! Mais qu’à cela ne tienne, Bernard avait bien perçu le talent de son fils, alors autant le mettre à l’ouvrage de suite grâce à ce bel objet transitionnel !
Le petit ne décevra pas, il va endosser cet habit de reporter moderne et, lui aussi, s’adapter aux évolutions techniques puis technologiques qui vont fortement modifier la place de la photo et plus encore du photographe dans le paysage social. Affronter l’emballement numérique et garder pignon sur rue à l’heure du tout digital qui a rendu accessible le cliché au plus grand nombre, mais aussi jetable qu’une paire de bas, relève de la prouesse commerciale et humaine !
L’histoire de Maude, femme de Vincent, une aide précieuse et indispensable à l’équilibre familial et qui fête 1 double anniversaire aujourd’hui.
Qui donc mieux que ces mercenaires de la pellicule pour nous parler de leur parcours, nous raconter leurs anecdotes et retracer ce siècle de leur histoire, intimement liée à la nôtre, à nous tous qui aimons voir et revoir ces clichés, fragments de vie, de souvenirs et de mémoire.
Je vous invite donc à applaudir très chaleureusement, Bernard et Vincent Flamion, dignes représentants des 2ème et 3ème génération, tous deux MOF, je le rappelle, quelle fierté !
Merci de les encourager à monter sur scène et, pour une fois, être ceux qui s’exposent, ceux que l’on va photographier. Certes, cela leur est déjà arrivé, mais jamais pour fêter leurs 100 ans !!!!

Questions à Bernard et Vincent une fois sur scène…

Messieurs, merci d’accepter de répondre à mes questions de curieuse insatiable, de journaliste qui aime comprendre, de sophrologue qui écoute pour s’imprégner de l’histoire de ceux qu’elle reçoit.
de grande enfant qui aime les belles histoires et adore imaginer les scènes de cette famille qui habitait pour ainsi dire dans son magasin, à moins que ce ne soit le magasin qui se soit installé à leur domicile… aux jours de fête interrompus par les naufragés de la pellicule…

On attribue le premier portrait aux artistes de l’Ancien Empire égyptien (2700-2300av. J.-C.). Cependant il n’a pas le sens qu’on lui donne aujourd’hui puisqu’il était dédié aux morts et aux dieux, et n’était donc pas réalisé pour être vu par les vivants.
Bernard, vous avez aussi connu ces clichés post-mortem, pour le coup, destinés à laisser une trace… et si vous nous en disiez davantage ?

Comme représentante de la gent féminine, j’ai envie, pour le plaisir d’un instant fugace de gloire, que, Vincent, que vous nous racontiez ce que vous m’aviez confié concernant les pères…

Quel est votre plus ancien souvenir photographique ? Devant l’objectif tout d’abord et puis derrière… ? Comme je le fais souvent en sophrologie, j’aimerais vous demander ce que ces deux positions vous apportent ?

En regardant vers demain, quel avenir envisagez-vous pour le Studio, à l’heure où le numérique, voire l’intelligence artificielle, bouscule tout sur son passage, au point que certains smartphones haut de gamme sont capables de détecter automatiquement des scènes et même d’extrapoler des images ?

Quelle est la photo et/ou le sujet qui vous a le plus marqués ?
ICI : les 2 photos exposées

Messieurs, je suppose que vous ne me contredirez pas si j’affirme que l’entreprise familiale doit sa réussite à l’implication de chacun de ses membres, même s’il n’a pas passé pas son temps au studio ou derrière un objectif ?

Si nous laissions l’un d’entre eux nous donner sa vision (oui, c’est très amusant !!) des choses ? Je vous propose d’écouter religieusement (nous sommes dans un prieuré, je le rappelle) Florent Flamion.

Intervention de Florent Flamion

Au fond, c’est bien l’union de Bernard et Danie, de leurs enfants Vincent, Florent, Hélène et Jean-Charles ; puis celle de Vincent et de Maude et de leurs enfants Marcellin et Diane qui ont fait et font encore la force de cette centenaire en pleine santé ?
Et puis, il y a aussi les collaborateurs précieux et fidèles : Lydie, la sale manager tonique et joyeuse de Luxembourg et Thierry qui tient avec conviction et dévouement le magasin de Longwy.

Invitons-les à nous rejoindre sur scène pour être dignement remerciés et associés à cette belle cérémonie….

Merci à tous de nous avoir fait voyager au pays des Flamion, d’avoir ravivé des souvenirs et jeté un regard sur l’avenir.
Mesdames, Messieurs, merci pour votre fervente attention c’est ainsi que s’ouvre le prochain centenaire des Studios Flamion …

 

Présentation de Anne-Claire Delval    Communicante et sophrologue de formation, coordinatrice de Deep Balance

100  fois MERCI à tous nos clients avec lesquels nous avons tissé des liens, partagé des événements heureux et gardé des souvenirs précieux…

ils sont devenus au fil du temps des amis et nous sommes très chanceux de pouvoir construire l’avenir avec eux…

Bonne année 2020!

Avec Bernard mon papa (l’artiste de la famille) et Anne Claire Delval

Monsieur Serge de Carli sur scène porte un regard singulier sur nos 100ans.

Monsieur Jean-Paul Durieux, des mots justes. Sincère et émouvant !

Jeannot:un type super ! Merci

Florent qui sait nous faire rire !

Ma vie de photographe, je la dois à mes grands parents, mes parents ici sur la photo, mon épouse Maude et toute ma famille .

MERCI

Facile-rapide-efficace-professionnel !

Vous êtes entre bonne main dans notre studio photo.

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